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Maspo: Tout est fin prêt selon le manager Clotaire Minkala

Par Ngouela Ngoussou - 18/07/2012

Le festival s’ouvre ce mercredi à à Kinkala et accueille 17 groupes et une quinzaine d’artistes-peintres au collège Mondongo

 

A quelques heures du lancement de la deuxième édition du Marché des arts et spectacles du Pool (Maspo), JournaldeBrazza.com a rencontré le promoteur Clotaire Minkala tiraillé, occupé à mettre la dernière touche à l’esplanade du collège Mondongo où les artistes vont se produire.

Pouvez-vous nous faire le point des préparatifs de cette deuxième édition du Marché des arts et spectacles du Pool? A quelques heures, c’est la tension financière qui monte, un peu comme toujours dans ce genre d’activité. Mais petit à petit, tout se régularise, le public est suffisamment averti, les programmes sont diffusés, et ce mercredi les hostilités seront engagées pour la deuxième édition du Marché des arts et spectacles du Pool, donc le Maspo.

Quels sont les invités qui sont attendus ici à Kinkala?
Parmi les artistes qui sont invités, il y a par exemple, le parrain Kosmos Mountouari, il y a une fille qui monte, Oupta. Il y a aussi des jeunes qui font de la musique traditionnelle, les "Ntuenia za Sony", Il le théâtre des sourds-muets, c’est la compagnie Zacharie théâtre.

 


© Arsène Severin/journaldebrazza.com
Clotaire Minkala

Spécifiquement pour le Pool, quels artistes et groupes pourront accueillir les populations du Pool?
Pour le Pool, ils viendront de Kinkala, de Ngabé, d’Ignié, de Boko. Sauf que nous allons être obligés de restreindre certains districts parce qu’on ne peut pas tout supporter. La tension est vive financièrement; les gens vous disent qu’ils vont vous accompagner financièrement, mais à la fin, ils ne font rien. Il dans le Pool, il y a des sous-préfets qui ont envoyé leurs dossiers des participants en bonne et due forme, mais nous avons refoulé d’autres pour ne pas se gêner ici. Dans le Pool nous avons sélectionné le groupe folklorique " Nsanda Sasa" de loumo qui encore très original par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir qui ne font que l’animation. Mais ce groupe Nsanda Sasa fait bien et nous allons nous produire avec eux à Brazzaville à l’Institut français du Congo, le 24 juillet prochain. Il y a aussi les Kaucha, un groupe de la rumba basé à Kinakala qui, s’il est suivi et accompagné, pourrait faire de bonnes choses. Il y a enfin un groupe qu’on ne néglige pas et que nous avons suivi toute cette année, Le Grand Bassam qui s’est produit en juin 2010 à l’Institut français de Brazzaville, et a participé en 2011 et 2012 au festival Nsangu Njinji de Pointe-Noire.

Comment les autorités culturelles vous accompagnent-elles?
Déjà il faut dire qu’il y a eu une innovation avec le prix du préfet d’une valeur non moins considérable. En tout cas cela nous réconforte beaucoup. Il y a aussi le Conseil départemental du Pool qui nous accompagne depuis la première édition, malgré les quelques difficultés administratives que nous connaissons avec eux, nous avançons.

Quelles sont ambitions à travers ce festival?
Cela devient une nécessité de s’ouvrir parce que rester dans le carcan du Pool ne nous est pas profitable. C’est pourquoi même pour cette édition nous avons invité le comédien Nkaba Ndudi de Pointe-Noire, mais qui ne sera pas là, à cause des difficultés financières. Il nous manquait jusqu'alors des infrastructures culturelles. Mais avec la municipalisation qui va passer dans le Pool, nous pensons des salles de culture seront créées, nous permettant ainsi de recevoir n’importe quel artiste de l’étranger. Nous avons déjà les contacts avec par exemple le manager du Kolatier de Yaoundé au Cameroun, celui du Timita de Tunisie. Nos ambitions en fait c’est de faire découvrir les artistes du Pool, les emmener plus loin que ça.

Qu’est-ce qui a motivé la création du Maspo?
C’est simple! J’ai toujours pensé que la culture est pour chaque pays comme la respiration pour chaque individu. Malgré la guerre qui a détruit le Pool, les groupes culturels ne sont pas morts pour autant; et nous nous sommes dits, il faut leur donner l’occasion de s’exprimer et non toujours de continuer à creuser le tam-tam! Et à cet espace d’expression culturelle, nous avons pensé qu’il fallait englober tous les artistes, donc de la danse à l’art plastique. C’est ça le Maspo. Les opérateurs culturels et économiques pourront venir de partout, discuter directement avec les artistes qui vont les intéresser.

 

 
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